Dans un contexte où les services essentiels opèrent sous pression constante, qu'il s'agisse de cybermenaces ou de perturbations opérationnelles, le débat évolue. Longtemps, des secteurs tels que les services publics, les transports ou l'énergie ont considéré la visibilité en temps réel comme le pilier de la sécurité. Désormais, une orientation plus stratégique s’impose : celle de la résilience.
Des réglementations comme NIS2, des cadres nationaux tels que KRITIS et des normes internationales à l’image de l’ISO 27001 portent un message sans ambiguïté : les opérateurs de services essentiels ne doivent pas seulement détecter les incidents, mais aussi être capables d’y résister et de s’en remettre rapidement. Si les données en temps réel restent précieuses, c’est avant tout la résilience qui assure la protection des communautés lorsque les systèmes font défaut.
Le temps réel ne suffit pas
La surveillance en temps réel offre aux opérateurs une visibilité sur les événements en cours, le trafic réseau, l’accès à distance, les alarmes et l’état des systèmes. Cependant, de nombreuses infrastructures critiques reposent avec des sites distribués et non surveillés, une connectivité limitée, ainsi qu’une séparation stricte entre les réseaux OT et IT. Dans ce contexte, s’appuyer uniquement sur les données est à la fois irréaliste et souvent risqué.
La résilience prend le relais lorsque le temps réel atteint ses limites. Elle conduit à s’interroger sur des points essentiels :
Cette aptitude à maintenir un fonctionnement sécurisé malgré les défaillances constitue le fondement même d’une résilience.
Préparation aux situations d’urgence : le nouvel impératif opérationnel
La préparation aux situations d’urgence ne se limite plus à des procédures figées dans des manuels. Elle repose désormais sur des exigences concrètes :
Les opérateurs des secteurs de l’énergie et du transport en ont pleinement conscience. Qu’il s’agisse de postes électriques sans personnel, des stations de traitement des eaux dotées d’accès à distance multiples ou d’installations gazières où une mauvaise gestion des accès peut avoir des conséquences critiques : ces environnements exigent des systèmes indépendants d’une connectivité permanente ou du cloud.
Une seule faille peut suffire à perturber des communautés, bloquer les transports ou impacter la santé publique. Dans ce contexte, la résilience - plutôt qu’une simple visibilité en temps réel – s’impose comme le principal indicateur de préparation aux situations d’urgence.
L’approche LSA et F9000 pour la résilience
La gamme mécatronique F9000 d’ISEO illustre cette logique de résilience dès sa conception :
C’est la résilience en action : une sécurité qui ne dépend pas de la connectivité en temps réel.
Au-delà de la conformité : vers un avenir résilient
Les menaces évoluent plus rapidement que les cadres réglementaires. C’est pourquoi les opérateurs les plus avancés adoptent un changement de paradigme :
Dans un environnement IT/OT de plus en plus interconnecté, la résilience devient le fondement de la sécurité. Les opérateurs de services essentiels doivent s’appuyer sur des technologies et des partenaires capables de garantir la protection des personnes, des infrastructures et des communautés, même dans les scénarios les plus critiques.